En Europe de l'Ouest, la chrétienté a façonné l'art pendant de nombreux siècles, et le Moyen-Âge regorge d'art religieux. Qu'elle soit architecturale, picturale, littéraire ou encore musicale, la production artistique ne manque pas d'œuvres représentant l'Ancien ou le Nouveau Testament. Et s'il est un mythe célèbre de la Bible, c'est sans aucun doute l'histoire d'Adam et Ève et du fruit de la connaissance. Mais pour commencer cet article portant sur la représentation de cette légende incontournable des religions monothéistes, un résumé s'impose.
Selon le récit de la Genèse, le dieu créateur, après avoir conçu l'humanité, avait interdit au premier couple de goûter à deux des fruits du jardin d'Éden : celui qui donnait la connaissance du Bien et du Mal, et celui donnant la vie éternelle. Ils finirent par désobéir et, sur les conseils d'un serpent, croquèrent dans le fruit de la connaissance et acquirent ainsi un niveau de conscience supérieur. Le récit se termine par la colère de Dieu qui, pour les punir et les empêcher de goûter au fruit de la vie éternelle, fait perdre ses pattes au serpent et chasse le couple de l'Éden en leur lançant plusieurs châtiments — comme celui, par exemple, de devoir travailler pour se nourrir, ou celui de souffrir et de risquer sa vie en accouchant…
Bien que ce récit soit fondateur et central pour les trois religions abrahamiques, le texte biblique ne précise jamais la nature du fruit qui fit chuter l'être humain. Il est évident que ce mythe fut raconté et représenté à de nombreuses occasions. On peut alors se demander, à travers cet article, comment les artistes chrétiens du Moyen-Âge ont choisi de combler ce vide.
La pomme, le choix de la convention
Au fil des représentations et des siècles, il est devenu coutume de représenter l'arbre de la connaissance sous la forme d'un pommier. Plusieurs hypothèses sont proposées pour expliquer pourquoi, aujourd'hui, tout le monde y voit une pomme. L'une d'elles est explicitée par le médiéviste Hilário Franco Júnior : pour lui, l'image de la pomme pourrait s'expliquer par une sorte de jeu de mots — ou une confusion — en latin entre les homonymes « malus » (méchant, mauvais) et « malus » (pommier). De plus, le mot latin « malum » peut aussi bien se traduire par « mal » que par « pomme » selon les contextesJúnior, Hilário Franco (2007). Les trois doigts d'Adam. Annales. Histoire, Sciences Sociales, 62. DOI : 10.1017/S0395264900001487.
Avec les siècles et jusqu'à nos jours, bien que les textes religieux aient été traduits en de nombreuses langues, c'est la pomme qui va progressivement s'imposer pour symboliser le péché originel et inonder l'iconographie (fig. 1, 2 et 3). Mais avant cela, d'autres fruits étaient représentés…
Des fruits du bassin méditerranéen : pour parler à tous
Au Moyen-Âge, certains artistes ont choisi différents fruits originaires du bassin méditerranéen, tels que la poire ou la figue, pour symboliser la connaissance qu'Ève et Adam ont acquise. Cette préférence, qui fait le choix de la proximité géographique et culturelle, est pertinente car elle parle à tous les croyants d'Europe et de Méditerranée.
Par exemple, sur le bas-relief d'Autun (fig. 4), Ève est présentée allongée, ondulant entre des branches feuillues. La posture quelque peu étonnante et non canonique, ainsi que le regard rêveur et mélancolique se détournant de ce qu'elle est en train de faire, rompent avec l'image traditionnelle de la femme tentatrice, orgueilleuse, à l'origine de la chute et de la malédiction de l'humanité. Autre différence notable : ici, l'artiste choisit de représenter le fruit de la connaissance sous les traits d'une grenade (fig. 5) qu'Ève est en train de cueillir en esquissant un sourire discretEncyclopædia Universalis — « Ève ou la folle tentation ».. D'autres œuvres de l'époque romane [9e-12e siècles] puis gothique [12e-16e siècle] piochent dans le registre des fruits communs du bassin méditerranéen, tels que le raisin (fig. 7) ou la figue (fig. 8), pour incarner le fameux fruit défendu.
« À gauche, le Diable sous la forme traditionnelle du Serpent est enlacé au tronc mince de l'Arbre de la connaissance du Bien et du Mal. Son corps ondoyant, incisé de longues bandes finement striées dont l'une est piquée de petits trous d'ombre — ce qui lui donne une texture presque raffinée —, s'entrelace avec les courbes lisses des branches portant fruits et larges feuilles. Au centre, Ève nue, mais le ventre déjà couvert d'une feuille poussant ingénieusement de l'Arbre (elle « connaît » par lui sa nudité), brandit dans sa main droite un court rameau d'où sortent trois fruits à gros grains ronds. Le Serpent dévore l'un d'eux [...] Adam a le ventre couvert d'une grande feuille dont la découpe est caractéristique du seul chapiteau de la Chute [...]. Entre les courbes de leurs deux corps, s'insinue la mince silhouette d'un arbre ondulant comme un rejeton de l'Arbre principal. » Baschet, J., Bonne, J. C., & Dittmar, P. O. (2012). Chapitre IV — Notre-Dame-du-Port : un puissant végétalisme et sa relève architecturale. Images Re-vues, (Hors-série 3).
La façade de la cathédrale d'Orvieto est ornée de plusieurs scénettes en bas-relief illustrant le mythe d'Adam et Ève. Celle-ci traite de la consommation du fruit. À l'intérieur d'un cadre de ronces et de mûres, la mise en scène juxtapose deux moments distincts. Le premier montre Adam et Ève de part et d'autre d'un figuier. Au centre, le serpent enroule le tronc de l'arbre et regarde Ève qui tend une figue à Adam. Les deux êtres humains sont nus et n'ont donc pas encore appréhendé la pudeur. Autour d'eux, les oiseaux et les arbres chargés de fruits du jardin d'Éden témoignent de l'aspect luxuriant de leur environnement. Cette scène s'oppose à la seconde, où les arbres ne possèdent plus ni fruit ni oiseau et présagent de la perte de la nourriture facile en guise de punition. Adam et Ève sont recroquevillés et cherchent à se cacher le visage. Ils montrent des expressions effrayées face à la colère de Dieu, lui aussi présent, dans une nuée. Le corps d'Adam apparaît alors maigre et creusé, là où il était, un instant plus tôt, musclé et en bonne santé.
Mais au Moyen-Âge, les artistes ne vont pas limiter leur représentation du fruit de la connaissance à des grenades et des figues. Et si certains choisissent des fruits communs, d'autres font un choix bien plus radical…
Le champignon hallucinogène : pour coller aux effets décrits dans la Genèse
Certes, comme pour beaucoup de mythes et légendes, le fruit de la connaissance est avant tout un symbole. Toutefois, il est amusant de voir la lecture que certains artistes ou commanditaires médiévaux en ont faite. Dans cet article, nous ne chercherons pas à dresser une liste exhaustive des œuvres médiévales mêlant champignons et mythe biblique, mais au contraire à rester sur quelques exemples éloquents afin de relever les caractéristiques principales de cette tendance. Pour cela, nous nous appuierons, entre autres, sur le travail de Giorgio Samorini qui, en 1998, avait réussi à identifier et classer les procédés de représentation des divers champignons hallucinogènes dans l'art médiéval.
À Mérigny, dans l'Indre, la chapelle de Plaincourault abrite une fresque (fig. 10) réalisée au XIIIe siècle, qui montre Adam et Ève se cachant les parties intimes après avoir découvert la pudeur — premier effet de la consommation du fruit de la connaissance selon la Genèse.
La composition est plutôt traditionnelle : Adam et Ève sont placés de part et d'autre de l'arbre de la connaissance qui se tient au centre et, enroulé autour de son tronc, le serpent tend un morceau de fruit défendu à Ève. Un détail, cependant, rompt avec les codes connus : l'arbre de la connaissance est une amanite tue-mouches, identifiable par son chapeau en forme de dôme rouge tacheté de points blancs. Le chercheur Éric Gondard y voit trois interprétations possibles sur la raison de peindre l'arbre de la connaissance sous la forme d'un champignon hallucinogène :
« 1. L'utilisation de champignons était connue à des fins médicales, hédonistes ou transcendantales à cette époque et dans cette région.
2. La représentation des champignons compris comme arbre de la connaissance du bien et du mal démontre leur capacité de révélation comparable à celle qui a fait chuter Adam… Sémantiquement nous nous rapprochons déjà de la différence entre « vision » et « hallucination ».
3. La fresque fut commandée pour rappeler aux individus le pouvoir « maléfique » et satanique de la consommation de SMC. [Substance Modificatrice de Conscience] » Gondard, É. Thèse de doctorat, HAL tel-00977504.
Si Éric Gondard présente ses trois hypothèses comme indépendantes les unes des autres, il ne serait pas absurde que la lecture en soit multiple. En effet, avec le christianisme, les produits psychotropes ne sont plus les bienvenus. Ils sont synonymes de déviance morale (contrairement à la prière ou à la pénitence…) et leur consommation pourrait tout à fait être vue comme une désobéissance à Dieu, justement parce qu'elle a des actions réelles et concrètes sur l'esprit et… permet de réfléchir.
Dès 1015, un artiste fait le choix du champignon hallucinogène lorsque l'évêque Bernward commande la création de portes de bronze pour l'église Saint-Michel de Hildesheim. Celles-ci représentent, sur 16 panneaux, des événements bibliques des Ancien et Nouveau Testaments. Sur le bas-relief illustrant le péché originel (fig. 11), la scène est éloquente. Elle se déroule juste après la consommation : lorsque le dieu créateur s'en aperçoit, il réprimande Adam et Ève de lui avoir désobéi. Un jeu de doigts accusateurs des différents protagonistes guide alors le regard du spectateur. Dieu pointe un doigt incriminateur vers Adam qui, courbé de honte, cache sa nudité et montre Ève ; celle-ci, dans la même posture, désigne le serpent — encore muni de pattes — comme le coupable. Ce dernier se tortille à terre et tourne son regard vers elle. La dimension de honte et de report de la culpabilité est au centre de l'œuvre. On en oublierait presque les deux champignons faisant office d'arbre de la connaissance au centre de la composition. Un troisième pied a été coupé et son chapeau a disparu, sûrement consommé par le couple. Selon Samorini, il s'agit de psilocybes, champignons hallucinogènes parfaitement bien exécutés par l'artiste.
« Il y a un arbre à champignons entre Adam et Ève, sur lequel on peut distinguer deux champignons au chapeau pointu et strié. Il s'agit du champignon de type « Saint-Savin » (champignons à trois stries). Ici, le troisième champignon a été consommé par Adam et Ève, comme le révèle la branche cassée qui jaillit de la partie inférieure du tronc de l'arbre. La signification ésotérique semble assez claire. L'arbre aux champignons est rendu de manière réaliste avec une précision qui n'est pas loin de l'exactitude anatomique et peut être identifié comme l'un des champignons psilocybines germaniques et européens. » Samorini, G. (1998). « Mushroom-trees » in christian art.
De plus, l'évêque Bernward commandera simultanément une colonne de bronze de 3,79 mètres relatant la vie de Jésus, dans laquelle des psilocybes sont également présents pour matérialiser la présence divine lors de la Transfiguration. Bien qu'il ne s'agisse pas là du sujet qui nous intéresse dans cet article, il est important de rappeler que la figure du champignon n'est pas, au Moyen-Âge européen, seulement associée à l'arbre de la connaissance. Elle l'est en réalité plus largement à l'évocation du divin — et ici, à la Transfiguration.
« La représentation par Bernward de l'arbre sacré aux champignons dans la Transfiguration de Jésus revêt une importance particulière pour la théorie des évangiles psychédéliques, étant donné que la Transfiguration est l'un des principaux miracles attribués à Jésus dans les Évangiles. Contrairement aux autres miracles accomplis par Jésus, celui-ci lui arrive directement, réaffirmant, à l'instar du baptême par Jean, son rôle divinement choisi de Fils de Dieu. Ainsi, la Transfiguration constitue un moment charnière du Nouveau Testament où l'humanité rencontre Dieu. Comme Bernward le suggère artistiquement, l'accès au divin est médié par le sacrement sacré du champignon psychoactif. » Jerry B. Brown & Julie M. Brown, The Psychedelic Gospels: The Secret History of Hallucinogens in Christianity, Park Street Press, Rochester, 2016, p. 160.
D'autres œuvres européennes représentent également l'arbre de la connaissance sous forme de champignons, psilocybes ou autres. C'est le cas de la fresque de l'abside de l'église de Sant Sadurní d'Osormort, à Osona, en Espagne. Cette œuvre représente plusieurs scènes judéo-chrétiennes, dont un cycle entier sur la création de l'Homme et le jardin d'Éden. Le détail qui nous intéresse ici est la partie sur le péché originel (fig. 12). Le champignon, présent en arrière-plan, est difficilement identifiable : la forme de son chapeau rappelle celle du psilocybe, mais son motif et ses couleurs sont étonnants. De plus, tout comme dans La Porte du Salut de Bernward (fig. 11), les têtes de champignons possèdent une tige commune, ce qui renvoie là aussi à certains psilocybes (fig. 13 et 14). Cette fois, le serpent — qui tient lui aussi un morceau du fruit de la connaissance dans sa gueule — est enroulé autour d'un palmier, et non de l'arbre de la connaissance comme c'est généralement le cas dans les représentations de cette scène, y compris la plupart des œuvres de cet article.
Sur cette enluminure réalisée en 1075, l'arbre de gauche, où le serpent est enroulé, peut aussi faire penser à un champignon psilocybe par son chapeau. Toutefois, le tronc est simple et, s'il présente des moignons évoquant des départs de têtes de psilocybes, il pourrait tout aussi bien s'agir de branches sectionnées.
Cependant, l'arbre de la connaissance, central dans le récit, serait alors très schématique et tout son feuillage ne serait signifié que par une forme champignonesque, là où le palmier de droite, plus secondaire, bénéficie de détails. Notons d'ailleurs que pour le dessin qui suit, représentant le Noli me tangere, l'enlumineur a pris beaucoup de soin et d'application pour représenter les arbres. Alors pourquoi l'arbre de la connaissance aurait-il été négligé ? Possiblement parce qu'il ne l'a en réalité pas été, et que l'artiste a sciemment choisi de représenter un champignon psilocybe en s'appliquant sur le rendu du chapeau pointu. Comme le suggère l'Association Entrevalaise de Mycologie et de Botanique appliquée :
« La fronde de l'arbre-champignon est faite d'un seul chapeau soutenu par un pied plutôt fin. Il rappelle un exemplaire plutôt naturaliste de P. semilanceata, si on considère aussi la protubérance supérieure. [...] De plus, cet arbre-champignon pourrait être considéré comme la contrepartie psilocybienne de l'arbre muscarien de Plaincourault. » Association Entrevalaise de Mycologie et de Botanique appliquée, Bulletin n° 54, juin 2012, p. 18-19.
En Europe de l'Ouest, zone où l'on trouve plusieurs de ces choix iconographiques, la présence de champignons hallucinogènes dans les scènes bibliques, à cette période, peut être expliquée par le retour de croisade des chevaliers de Malte — dont Plaincourault, par exemple, était une commanderieGallica, BnF — ark:/12148/bpt6k856856z, p. 203.. Ainsi, l'arbre de la connaissance peint sous les traits d'un psychotrope serait d'abord venu de l'empire chrétien d'Orient avant de se retrouver dans plusieurs églises d'Europe occidentale. Cette thèse est appuyée par une cartographie des églises et cathédrales ornées de ces iconographies, publiée en 2016 par les chercheurs Jerry B. et Julie M. Brown (fig. 16). Mais cela n'explique pas pourquoi cette iconographie a été choisie à l'origine, ni quel en a précisément été le berceau. Ce qui peut toutefois être avancé, c'est que la figure du champignon, et plus particulièrement du champignon hallucinogène, a occupé dans l'art religieux du Moyen-Âge une place de choix. Rattaché quasi systématiquement à la présence divine, il en devient souvent central dans l'œuvre.
Conclusion
Les représentations de champignons sont courantes dans l'art roman. Ce motif accompagne souvent des scènes religieuses fondatrices et des personnages sacrés, comme c'est le cas, par exemple, dans la fresque de La Création des étoiles à l'abbaye de Saint-Savin (fig. 17). Ainsi, s'il ne s'agit pas toujours de l'arbre de la connaissance représenté sous des traits fongiques, le champignon tient une place importante et sacrée dans l'art religieux roman. Les trois têtes de champignons aux allures psilocybiennes sont en effet centrales dans la scène de La Création des étoiles, bien que hors sujet au vu de la lecture biblique : dans le récit, au moment de la création des étoiles et de la lune, il n'est pas question de champignons, mais l'artiste les représente tout de même au premier plan. Le psilocybe tient donc une place importante dans le thème de la création divine. Ici, la présence de drogues est questionnante et pourrait être vue comme un lien évident entre la consommation d'hallucinogènes et le lien spirituel.
Et si la rigueur nous oblige à mentionner que, dans la Genèse, la Lune et le Soleil sont créés avant les plantes et les animaux terrestres, il est tout de même surprenant que l'artiste ne représente ici qu'un champignon hallucinogène et un arbre non identifié comme témoins de tous les êtres vivants que Dieu aurait créés.
Toutefois, Charlie Marquette nous rappelle que les représentations que nous venons d'observer sont toutes européennes et datent des XIe-XIIIe siècles, soit des centaines d'années après la rédaction de la Genèse. Il nous demande alors de rester prudents quant au lien premier entre Bible et drogues hallucinogènes.
« Quoi qu'il en soit, nous demeurons toujours loin du contexte de rédaction du livre de la Genèse aux alentours du Ve siècle AEC. Pour établir un lien historique entre l'Arbre biblique et une éventuelle plante psychotrope, il faut réduire notre champ d'étude au bassin méditerranéen. » Charlie Marquette, « L'Arbre de la connaissance et ses racines chamaniques », Iris, 44, 2024.
Avant d'ajouter que, déjà au VIIe siècle av. J.-C., la consommation de psychotropes était attestée :
« Ce dont on est sûr pour le coup, c'est que d'autres psychotropes étaient utilisés à cette date. L'on pense notamment à l'ergot de seigle, désormais connu sous le nom de LSD-25 depuis sa synthétisation par le chimiste helvète Albert Hofmann. Il semble qu'il ait été intégré au kykeon, c'est-à-dire au breuvage rituel des Mystères d'Éleusis, entre le VIIe et le VIe siècles AEC, c'est-à-dire à une période sensiblement proche de celle de la rédaction des plus anciens passages de la Genèse. » Charlie Marquette, « L'Arbre de la connaissance et ses racines chamaniques », Iris, 44, 2024.
Ainsi, il serait possible que certaines traditions des religions abrahamiques aient relié le champignon et ses propriétés « magiques » à des cultes monothéistes, et ce jusqu'au bas Moyen-Âge. Le rejet de la drogue, vue comme une pratique ennemie du christianisme, ne serait alors pas aussi ancien et traditionnel que ce que l'on pourrait penser aujourd'hui.
Bibliographie
- Júnior, Hilário Franco (2007). Les trois doigts
d'Adam. Annales. Histoire, Sciences Sociales, 62.
DOI : 10.1017/S0395264900001487 - Encyclopædia Universalis — Ève ou la folle tentation.
- Baschet, J., Bonne, J. C., & Dittmar, P. O. (2012).
Chapitre IV — Notre-Dame-du-Port : un puissant végétalisme et sa relève
architecturale. Images Re-vues. Histoire, anthropologie et théorie de l'art,
(Hors-série 3).
DOI : 10.4000/imagesrevues.1865 - Samorini, G. (1998). « Mushroom-trees » in christian
art.
PDF - Gondard, É. Thèse de doctorat.
HAL : tel-00977504 - Brown, Jerry B., & Brown, Julie M. (2016). The
Psychedelic Gospels: The Secret History of Hallucinogens in Christianity. Park Street
Press, Rochester, Vermont / Toronto, Canada.
PDF - Association Entrevalaise de Mycologie et de Botanique
appliquée, Bulletin n° 54, juin 2012, p. 18-19.
PDF - Gallica, BnF — ark:/12148/bpt6k856856z, p. 203.
- Brown, Jerry B., & Brown, Julie M. (2019). Les
enthéogènes dans l'art chrétien : Wasson, Allegro et les Évangiles psychédéliques.
Journal of Psychedelic Studies, 3(2), p. 142-163.
DOI : 10.1556/2054.2019.019 - Marquette, Charlie (2024). « L'Arbre de la
connaissance et ses racines chamaniques ». Iris [En ligne], 44, mis en ligne le
09 février 2024.
DOI : 10.35562/iris.3819