Dossier — Esprit critique

« À 12 ans, même un guetteur ne peut pas voir la mort venir »

Le prix de la prohibition - 6/6

Le gouvernement ne rougit pas devant sa propre indécence. Dans cet ultime volet de la campagne, on s'attaque à leur pire message. Ils tournent littéralement en dérision l'exploitation de mineurs et leur décès lors de règlements de comptes entre bandes rivales. Et ça, ça me les brise sévèrement.

Affiche de la campagne « On paie tous le prix de la drogue » consacrée aux mineurs impliqués dans les trafics
Volet consacré aux mineurs impliqués dans les trafics de la campagne « On paie tous le prix de la drogue ».

Quand l'exploitation des mineurs devient un slogan

En politique, ils ne se privent d'aucun coup bas, d'aucun slogan crado, et ne s'embarassent vraiment pas du moindre respect envers les personnes qui souffrent de leur condition sociale. Je ne vais pas vous expliquer la "blague", vous voyez sans doute le rapport avec la voyante "qui l'a pas vue venir", hein. Et ils n'ont pas eu de quelconque état d'âme à détourner cette blague pour l'utiliser ici, c'est d'une indécence folle.

Personnellement, je trouve déjà ce registre assez sordide lorsqu'il vient d'un random sur Reddit. Quand il devient le slogan d'une campagne financée par l'État pour parler d'enfants exploités par des organisations criminelles, ça donne des envies de cramer des trucs.

Et si on parlait sérieusement de la condition des mineurs exploités par les réseaux de narcotrafic ?

10 000 mineurs embrigadés ? Exploités ? Impliqués ?

La page de la campagne affirme que 200 000 personnes seraient impliquées dans les réseaux de trafic en France, dont environ 10 000 mineurs, parfois âgés de seulement 12 ans. Elle attribue ce chiffre aux travaux de la commission d'enquête du Sénat sur le narcotrafic.

Premier problème : en remontant le rapport sénatorial citéSénat. (2024).
Un nécessaire sursaut : sortir du piège du narcotrafic. Rapport n° 588 de la commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France.
Rapport en ligne
, on retrouve bien l'estimation de 200 000 personnes vivant du narcotrafic ou travaillant dans celui-ci. On y trouve également des pages entières consacrées aux mineurs, à leur recrutement et à leur exploitation.

En revanche, la recherche du chiffre « 10 000 » dans le rapport ne renvoie pas à 10 000 mineurs. Les occurrences concernent des sommes d'argent, des recrutements dans la justice ou d'autres données sans rapport.

Il faut plutôt regarder en juillet 2025, où la MILDECA indiqueMILDECA. (2025).
Lutte contre l'implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants : la MILDECA renforce son engagement auprès des collectivités.
Publication en ligne
que « près de 10 000 mineurs sont impliqués dans des affaires de trafic de stupéfiants ».

Les données du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure publiées en 2026SSMSI. (2026).
Victimes et mis en cause mineurs enregistrés par les services de sécurité intérieure : état des lieux sur dix ans. Interstats Analyse, n° 81.
PDF local
précisent les chiffres : en 2025, 23 500 mineurs ont été mis en cause pour une infraction à la législation sur les stupéfiants, dont 45 % pour trafic, soit environ 10 600. C'est un décompte de personnes entendues dans des procédures élucidées par la police ou la gendarmerie, pas le nombre total de jeunes présents sur le marché, ni le nombre de mineurs recrutés ou exploités.

Le SSMSI précise aussi que ses données ne permettent pas de relier un mineur mis en cause à une victime donnée. Elles ne peuvent donc pas dire, à elles seules, si un jeune poursuivi a été contraint, endetté ou violenté par un réseau. Elles documentent l'activité repérée par les services de sécurité ; elles ne tranchent pas l'histoire de chaque jeune.

Deux formulations différentes

« 10 000 mineurs impliqués dans des affaires de trafic » n'est pas synonyme de « 10 000 enfants enrôlés par des réseaux ».

La première formulation décrit une population repérée dans des données judiciaires et policières. La seconde décrit un mécanisme de recrutement et laisse entendre que ces 10 000 personnes ont toutes été recrutées de la même façon. On ne peut pas passer de l'une à l'autre sans données supplémentaires.

Complices ou victimes ? Quel "choix" avons-nous ?

Le rapport du SénatSénat. (2024).
Un nécessaire sursaut : sortir du piège du narcotrafic. Rapport n° 588 de la commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France.
Rapport en ligne
consacre une section entière aux mineurs « entre complices et victimes ». Certains participeraient volontairement au trafic. D'autres seraient victimes de mécanismes de prédation, de contrainte ou d'exploitation. Et les deux situations ne seraient pas toujours parfaitement séparables dans le temps.

Le référentiel LIMITS développé par la MILDECAMILDECA. (2025).
Lutte contre l'implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants : la MILDECA renforce son engagement auprès des collectivités.
Publication en ligne
va dans le même sens : l'entrée dans le trafic n'est pas un interrupteur qui ferait brutalement passer un enfant de « non-délinquant » à « dealer ». Les trajectoires peuvent être progressives, faites de petites tâches, de relations avec des personnes déjà impliquées, d'opportunités économiques, d'une recherche de statut ou d'appartenance, puis parfois d'une emprise de plus en plus forte.

L'Agence de l'Union européenne sur les drogues arrive en 2026 à une conclusion comparable European Union Drugs Agency (EUDA). (2026).
Addressing the recruitment of young people into criminal drugs networks. Technical report.
PDF local
après une revue rapide de la littérature internationale : le recrutement des jeunes résulte d'une combinaison de facteurs individuels, sociaux et structurels, parmi lesquels la vulnérabilité, les dynamiques entre pairs et les conditions socio-économiques.

Mais si on s'arrête aux données des autorités, le Sénat, le ministère de l'Intérieur, l'Agence européenne des drogues.. On pourrait vite conclure que finalement les jeunes ont fait leur choix. Une étude qualitative menée en 2025 à Nîmes, Alès et Bagnols-sur-CèzeCREAI-ORS Occitanie. (2025).
Mineurs et trafic de stupéfiants : paroles de professionnel·les et d'habitant·es de Nîmes, Alès et Bagnols-sur-Cèze. Rapport final.
PDF local
rapporte, du point de vue de professionnel·les et d'habitant·es, des jeunes progressivement pris dans des liens de dépendance, d'isolement ou de peur. Cette étude décrit des mécanismes concrets que les statistiques policières ne voient pas (ou ne veulent pas voir) : un jeune éloigné de ses proches, dépendant du réseau pour se loger ou se nourrir, ou craignant des représailles contre lui ou sa famille, ne dispose pas de réel "choix".

Deux revuesMaxwell, N., Wallace, C., Cummings, A., Bayfield, H. & Morgan, H. (2019).
A systematic map and synthesis review of Child Criminal Exploitation.
PDF local Dixon, N. (2023).
Understanding Child Criminal Exploitation in Scotland: A Scoping Review.
PDF local
parlent d'exploitation criminelle d'enfants lorsqu'un adulte ou un groupe tire profit d'un déséquilibre de pouvoir pour manipuler, contrôler ou contraindre un mineur.

Donc non, tous ces jeunes ne sont pas kidnappés puis forcés à devenir guetteurs. Mais cela ne rend pas le système moins exploitant et plus consenti par les jeunes. L'entrée peut comporter une part de "choix", de besoin ou de recherche de reconnaissance ; l'emprise peut ensuite réduire les possibilités réelles de refuser, de demander de l'aide ou de sortir.

La dette, elle, n'a rien d'un slogan

Sur ce point, les documents officiels sont particulièrement explicites. L'Ofast décrit les « petites mains » comme une population comprenant de nombreux mineurs particulièrement vulnérable. Certains sont soumis à des violences extrêmes et à la contrainte.

Un mécanisme revient régulièrement : un système d'endettement.

Une marchandise disparaît. Une descente de police interrompt le trafic. Une recette manque. Une erreur réelle ou supposée est reprochée au jeune. Le réseau lui annonce alors qu'il doit rembourser. Le salaire disparaît. Le jeune travaille pour éponger la dette.

Et lorsqu'il veut partir, cette même dette peut devenir la justification utilisée pour le contraindre à rester. L'Ofast décrit explicitement le chantage à la dette réelle ou fictive comme un moyen de faire vendre certaines « petites mains » sans contrepartie financière.

Une enquête menée dans le GardCREAI-ORS Occitanie. (2025).
Mineurs et trafic de stupéfiants : paroles de professionnel·les et d'habitant·es de Nîmes, Alès et Bagnols-sur-Cèze. Rapport final.
PDF local
apporte un éclairage plus précis, local et qualitatif : des professionnel·les y décrivent des dettes réclamées après une perte, une arrestation ou un « manque », auxquelles peuvent s'ajouter des frais présentés comme dus pour l'hébergement, la nourriture ou des consommations. La dette devient alors moins un compte à régler qu'un outil de subordination : le revenu est retenu, le travail se poursuit gratuitement et l'obligation peut être maintenue même lorsque son montant ou son origine ne sont pas vérifiables.

C'est ainsi que l'emprise peut fonctionner sans être visible de l'extérieur. Elle mêle la dette, la dépendance matérielle, l'isolement, la crainte de sanctions et la banalisation progressive de ce qui est demandé. Les violences ou menaces peuvent viser le jeune ou ses proches ; la peur des représailles rend aussi le signalement et la rupture du lien plus difficiles.

Le Sénat rapporteSénat. (2024).
Un nécessaire sursaut : sortir du piège du narcotrafic. Rapport n° 588 de la commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France.
Rapport en ligne
également des enlèvements, des séquestrations, des passages à tabac, des tortures et parfois des exécutions contre de très jeunes personnes impliquées dans les réseaux.

Est-ce que c'est utile de rappeler que les enfants et ados qui subissent ça sont moqués par le gouvernement au travers de cette campagne ?

La précarité n'est pas un destin, mais elle compte

La précarité n'est pas une condamnation au narcotrafic. En revanche, prétendre que les conditions économiques et sociales n'ont rien à voir avec le recrutement serait absurde.

Le rapport du SénatSénat. (2024).
Un nécessaire sursaut : sortir du piège du narcotrafic. Rapport n° 588 de la commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France.
Rapport en ligne
décrit explicitement le ciblage de jeunes particulièrement vulnérables : familles pauvres ou isolées, décrochage scolaire, situations de handicap, mineurs non accompagnés. Il décrit aussi des trajectoires qui peuvent commencer très tôt par de petits services anodins, rémunérés quelques euros, avant de devenir progressivement du transport puis du guet.

Le même rapport rapporte également l'attractivité de rémunérations immédiates dans des contextes où les perspectives économiques sont faibles. Ce n'est pas uniquement une question d'argent : le statut, le groupe, la reconnaissance et les dynamiques locales entrent aussi en jeu.

Autrement dit : les personnes ne disposent pas toutes des mêmes options, des mêmes ressources ni des mêmes portes de sortie.

Le raisonnement monocausal, une faiblesse de l'esprit

Ce spot remet en avant le problème qui traverse toute cette campagne. Le raisonnement proposé depuis le premier volet ressemble à ceci :

La chaîne causale de la campagne

consommation → trafic → violence

Chaque flèche contient quelque chose de vrai. Une personne qui achète un produit sur un marché clandestin participe bien au chiffre d'affaires de ce marché. Un trafic de plusieurs milliards d'euros attire des organisations criminelles. Et certains de ces marchés produisent énormément de violence.

Mais passer de là à une responsabilité causale simple du consommateur sur chaque violence commise par les réseaux demande d'effacer tout ce qui existe entre les deux.

La structure du marché compte. Les inégalités comptent. La disponibilité des armes compte. Les stratégies des organisations criminelles comptent. Les politiques policières comptent. Les possibilités de règlement des conflits comptent. Et le régime juridique dans lequel ce marché existe compte lui aussi.

La revue de Liem et al. (2025)Liem et al. (2025).
Revisiting Goldstein's Drugs-Violence Nexus: Expanding the Framework for the Globalized Era. International Criminology.
DOI: 10.1007/s43576-025-00160-w
sur le lien entre marchés de drogues et violence insiste justement sur ce point : il n'existe pas une relation mécanique selon laquelle tout marché de drogues produit nécessairement la même violence, on le voit bien avec le marché des médicaments, de l'alcool ou du tabac. La relation varie selon les lieux, les périodes, l'organisation des marchés et le contexte social. L'absence d'accès aux mécanismes légaux de règlement des litiges constitue néanmoins l'un des mécanismes capables de favoriser le recours à la violence dans certains marchés clandestins.

Une méta-analyse de 179 étudesPyrooz, D. C., Turanovic, J. J., Decker, S. H. & Wu, J. (2016).
Taking Stock of the Relationship Between Gang Membership and Offending: A Meta-Analysis. Criminal Justice and Behavior, 43(3), 365-397.
DOI: 10.1177/0093854815605528
observe bien une association entre l'appartenance à un gang et les infractions. Mais l'association est plus faible dans les travaux prospectifs, hors États-Unis ou lorsqu'ils contrôlent davantage de facteurs de confusion. Elle ne démontre donc ni qu'une appartenance explique à elle seule les violences, ni, a fortiori, qu'un achat individuel en serait la cause directe. Elle rappelle surtout qu'il faut séparer les niveaux d'analyse au lieu de les faire tenir dans une flèche.

Le plus absurde : l'État le sait déjà

Les propres services de l'État produisent des documents beaucoup plus intelligents que la campagne.

La MILDECA explique elle-mêmeMILDECA. (2025).
Lutte contre l'implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants : la MILDECA renforce son engagement auprès des collectivités.
Publication en ligne
que prévenir l'implication des mineurs suppose d'articuler prévention, forces de sécurité, justice, éducation et action sociale. Son programme LIMITS finance des interventions avec les jeunes, les familles, les associations, les bailleurs, les collectivités et les institutions.

Le Code de la santé publique donne d'ailleurs à la MILDECA une mission qui ne se limite absolument pas à la police : elle intervient sur la prévention, les soins, la réduction des risques et des dommages sociaux, la lutte contre les trafics, la recherche et la formation. Elle est placée sous l'autorité du Premier ministre et chargée de coordonner l'action de l'État. Bon, malheureusement la MILDECA donne surtout l'impression d'être une extension du Ministère de l'Intérieur, mais on en parlera à un autre moment plus en détail.

L'EUDA recommande elle aussiEuropean Union Drugs Agency (EUDA). (2026).
Addressing the recruitment of young people into criminal drugs networks. Technical report.
PDF local
une réponse coordonnée associant soutien familial et scolaire, mobilisation communautaire, prévention numérique et actions ciblées contre les réseaux.

Il ne suffit pas pour autant d'aligner de beaux mots sur une affiche et de prétendre qu'un programme miracle existe. Une revue systématique de 42 étudesMellgren, C. et al. (2026).
Psychosocial Interventions Preventing Gang-Related Crime Among Young People: A Systematic Review. Research on Social Work Practice.
DOI: 10.1177/10497315241305779
sur la prévention de la criminalité liée aux gangs chez les jeunes trouve des résultats encourageants pour certaines interventions scolaires, la dissuasion ciblée et un accompagnement psychosocial pendant la probation. Mais les niveaux de certitude et la transposabilité varient, et les thérapies familiales évaluées n'ont pas montré d'effet clair sur l'implication dans les gangs. Une politique sérieuse doit donc protéger, soutenir et évaluer ses actions, plutôt que promettre une solution unique.

Et si on va plus loin, il faut arrêter de centrer les actions sur les individus ou même les groupes (famille, école, quartier, etc). Le système répressif de la prohibition, tant qu'il perdure, produit des situations de précarité socio-économique en ciblant certaines populations plutôt que d'autres. Le système économique lié au logement, l'accès aux soins, l'alimentation, etc, sont autant de sujet à prendre en compte si on souhaite réellement prévenir la petite délinquance.

Donc l'État dispose déjà d'une description complexe du problème. Et au moment de parler au grand public, il choisit : « À 12 ans, même un guetteur ne peut pas voir la mort venir. »

Bref. C'est vraiment de la merde.

Le dernier prix de la prohibition

Il n'y a rien à minimiser dans ce qui arrive à ces jeunes, et ça ne veut pas dire "accepter" ce qu'ils font lorsqu'il s'agit de violences et autres délits. Mais il faut bien comprendre que si on considère qu'un enfant de 12 ans aurait choisi librement une telle vie, on va droit dans le mur en tant que société.

Des enfants et des adolescents sont utilisés comme guetteurs, vendeurs ou transporteurs. Certains sont progressivement attirés dans les réseaux. Certains y cherchent de l'argent, un statut ou une appartenance. Certains sont recrutés parce qu'ils sont vulnérables. Certains sont ensuite maintenus par des menaces, des violences ou des dettes fabriquées. Et certains meurent.

Tout cela mérite largement une politique publique. Ça mérite de la prévention. De la protection de l'enfance. De l'éducation. Des politiques sociales. Des moyens pour la justice. Une lutte ciblée contre les organisations criminelles. Et bien entendu ça nécessite de jeter le néolibéralisme à la poubelle, d'arrêter la prohibition aveugle et imperméable à toute raison.

Aucune légalisation ne fera miraculeusement disparaître la pauvreté, les violences, les organisations criminelles ou les difficultés de santé mentale. Mais aucune politique sérieuse ne devrait non plus pouvoir discuter du narcotrafic en faisant comme si la manière dont nous avons choisi d'organiser juridiquement le marché des drogues n'avait aucune conséquence sur sa structure.

Les mineurs exploités par les réseaux méritent mieux qu'un jeu de mots sur leur mort.

Et si on arrêtait de payer le prix de la prohibition ?

Bibliographie

  • Sénat. (2024). Un nécessaire sursaut : sortir du piège du narcotrafic. Rapport n° 588 de la commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France.
    Rapport en ligne
  • MILDECA. (2025). Lutte contre l'implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants : la MILDECA renforce son engagement auprès des collectivités.
    Publication en ligne
  • European Union Drugs Agency (EUDA). (2026). Addressing the recruitment of young people into criminal drugs networks.
    PDF local
  • Liem et al. (2025). Revisiting Goldstein's Drugs-Violence Nexus: Expanding the Framework for the Globalized Era. International Criminology.
    DOI: 10.1007/s43576-025-00160-w
  • Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). (2026). Victimes et mis en cause mineurs enregistrés par les services de sécurité intérieure : état des lieux sur dix ans. Interstats Analyse, n° 81.
    PDF local
  • CREAI-ORS Occitanie. (2025). Mineurs et trafic de stupéfiants : paroles de professionnel·les et d'habitant·es de Nîmes, Alès et Bagnols-sur-Cèze. Rapport final.
    PDF local
  • Gérome, C., Protais, C. & Guilbaud, F. (OFDT). (2022). Usages de drogues et conditions de vie des « mineurs non accompagnés ». Notes de résultats.
    ISBN : 979-10-92728-60-6
  • Maxwell, N., Wallace, C., Cummings, A., Bayfield, H. & Morgan, H. (2019). A systematic map and synthesis review of Child Criminal Exploitation.
    PDF local
  • Dixon, N. (2023). Understanding Child Criminal Exploitation in Scotland: A Scoping Review.
    PDF local
  • Mellgren, C. et al. (2026). Psychosocial Interventions Preventing Gang-Related Crime Among Young People: A Systematic Review. Research on Social Work Practice.
    DOI: 10.1177/10497315241305779
  • Pyrooz, D. C., Turanovic, J. J., Decker, S. H. & Wu, J. (2016). Taking Stock of the Relationship Between Gang Membership and Offending: A Meta-Analysis. Criminal Justice and Behavior, 43(3), 365-397.
    DOI: 10.1177/0093854815605528