Cet article « vite fait » vous permet de voir rapidement les preuves de l’efficacité économique des salles de consommation. Les icônes ci-dessous sont dynamiques, vous pouvez cliquer dessus pour vous rendre directement à la partie qui vous intéresse !
On va commencer avec les données françaises parce que beaucoup mettent une très grande importance dans le fait de produire nos propres données, croyant souvent à une « exception à la française ». Et vous allez voir que non, les français ne sont pas très différents des autres en matière de drogues et d’efficacité des dispositifs médico-sociaux.
Nous disposons à l’heure où j’écris de trois rapports sur les salles de Paris et de Strasbourg, dont deux parlent de l’aspect économique. Je vous partage leurs résultats sur l’aspect économique de ces dispositifs :
Une précision est importante. Les coûts évités ne couvrent pas toutes les dépenses associées aux salles de consommation, mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas rentable ou efficace. Cela permet de moins occuper les urgences, de moins solliciter les pompiers, la police, etc. Moins de délinquance c’est aussi des coûts de justice et de « réparations » plus faibles. Bref, toutes les variables n’ont pas pu être intégrées dans les calculs, et le fait que des personnes ne meurent pas et continuent leur traitement pour le VIH augmente les coûts associés aux salles e consommation. N’oublions pas qu’une dépense publique n’est pas mal en soit, surtout si c’est pour améliorer la qualité de vie.
La réduction des risques sous toutes ses formes est largement rentable Harm Reduction International (2024). Making the investment case: economic evidence for harm reduction. puisqu’elle évite des frais de santé extrêmement coûteux, des infections virales, des arrêts maladies de longue durée, etc. Et quand on combine les différents dispositifs de réduction des risques, comme la distribution de naloxone, l’échange de seringues, les traitements de substitution, alors on gagne énormément en efficacité.
Sources scientifiques.
Rapports français sur les salles de consommation.
INSERM. (2021). Salles de consommation à moindre risque en France : rapport scientifique.
IGA/IGAS. (2024). Les haltes soins addictions : Un dispositif expérimenté depuis 2016 pour réduire les risques de nuisances associés à la consommation de stupéfiants dans l’espace public.
Hospices Civils de Lyon. (2025). Evaluation des « Haltes Soins Addictions » (HSA) – Rapport commandé par la MILDECA.
Etude du coût-efficacité des salles françaises.
Cousien, A., Donadille, C., Madrid, L. B., Maradan, G., Jauffret-Roustide, M., Lalanne, L., … & Boyer, S. (2024). Cost-effectiveness of drug consumption rooms in France: a modelling study. BMC public health, 24(1), 1426.
Recherche à l’internationale – Revues systématiques de la littérature.
Kennedy, M. C., Karamouzian, M., & Kerr, T. (2017). Public health and public order outcomes associated with supervised drug consumption facilities: a systematic review. Current Hiv/aids Reports, 14(5), 161-183.
Recherches à l’internationale – Papiers scientifiques.
Andresen, M. A., & Boyd, N. (2010). A cost-benefit and cost-effectiveness analysis of Vancouver’s supervised injection facility. International Journal of Drug Policy, 21(1), 70-76.
Hood, J. E., Behrends, C. N., Irwin, A., Schackman, B. R., Chan, D., Hartfield, K., … & Duchin, J. (2019). The projected costs and benefits of a supervised injection facility in Seattle, WA, USA. International Journal of Drug Policy, 67, 9-18.
Nguyen, T. Q., Weir, B. W., Des Jarlais, D. C., Pinkerton, S. D., & Holtgrave, D. R. (2014). Syringe exchange in the United States: a national level economic evaluation of hypothetical increases in investment. AIDS and Behavior, 18(11), 2144-2155.
Vous pouvez approfondir en allant voir l’article complet sur le plaidoyer en faveur des HSA grâce au bouton ci-dessous !