Dépresseurs Ralentir le système nerveux, parfois jusqu'au silence respiratoire.
Les dépresseurs regroupent des substances qui abaissent l'activité du système nerveux central, réduisent la vigilance, l'anxiété, la tension musculaire ou l'agitation. Leur point commun n'est pas une structure chimique unique, mais une convergence d'effets : sédation, désinhibition, relâchement, troubles de la coordination. Le risque augmente surtout quand plusieurs dépresseurs sont associés.
Le danger central : l'accumulation des dépresseurs
Les dépresseurs peuvent se potentialiser : alcool, benzodiazépines, GHB/GBL, opioïdes, gabapentinoïdes et somnifères n'additionnent pas seulement leurs effets, ils peuvent amplifier la sédation, la confusion, les pertes de mémoire et la dépression respiratoire. Le risque est plus élevé quand la dose est incertaine, quand les prises sont rapprochées ou quand la tolérance a baissé.
- Éviter les mélanges entre alcool, benzodiazépines, GHB/GBL, opioïdes, somnifères et gabapentinoïdes.
- Espacer les prises : certains dépresseurs ont une montée lente ou une durée longue, avec accumulation possible.
- Ne pas redoser sous l'effet d'une amnésie ou d'une désinhibition ; noter l'heure et la quantité peut limiter les erreurs.
- Ne pas laisser dormir sans surveillance une personne inconsciente, qui vomit, respire lentement ou ne répond plus.
- Avec le GHB/GBL, mesurer précisément : une faible différence de volume peut changer fortement l'intensité.
- Après usage régulier de benzodiazépines, alcool ou GHB/GBL, éviter l'arrêt brutal sans avis médical : le sevrage peut être dangereux.
Dépresseur le plus répandu, à la fois banal et lourd en dommages sanitaires. Désinhibiteur à faible dose, sédatif à mesure que la dose monte, il potentialise fortement les autres dépresseurs et reste impliqué dans de nombreux accidents, violences, comas toxiques et décès évitables.
Dépresseur à fenêtre de dosage étroite. Euphorisant et désinhibiteur à faible dose, rapidement sédatif puis comateux si la dose dépasse la zone recherchée.
R–ONO — Nitrites d'alkyle Nitrites d'alkyleFamille atypique : effet bref, vasodilatateur et relâchant, sans profil de dépresseur central classique. Prudence avec hypotension, malaise et interactions cardiovasculaires.
Benzodiazépine de référence à action longue, anxiolytique, sédative et myorelaxante. Tolérance, dépendance et risques majeurs en mélange avec d'autres dépresseurs.
C₁₇H₁₃ClN₄ — Triazolobenzodiazépine AlprazolamAnxiolytique puissant et rapide, connu pour l'amnésie, la désinhibition, la tolérance et le risque de dépendance. Mélanges dépresseurs particulièrement à risque.
C₁₇H₁₅ClN₄S — Thiénodiazépine EtizolamAnalogue des benzodiazépines, anxiolytique et sédatif. Profil propice au redosage, à l'amnésie et aux accidents en association avec alcool ou opioïdes.
Médicament utilisé contre certaines douleurs neuropathiques et l'épilepsie. Sédation, vertiges et potentialisation d'autres dépresseurs à surveiller.
C₈H₁₇NO₂ — Gabapentinoïde PrégabalinePlus puissante que la gabapentine à doses équivalentes, avec profil anxiolytique et sédatif. Détournement fréquent en polyconsommation.